Un faux pas, une réception de saut ou un pied qui tourne : une entorse de la cheville correspond à une lésion d’un ou plusieurs ligaments. Douleur et gonflement peuvent évoquer cette blessure, mais ne suffisent pas à écarter une fracture. Voici les repères pour comprendre ce qui se passe et savoir vers qui vous orienter.

Le repère essentiel : après une torsion accompagnée de douleur, de gonflement ou d’une difficulté à marcher, faites évaluer votre cheville, idéalement dans les 24 heures. Un médecin, ou un kinésithérapeute dans un cadre autorisant l’accès direct, pourra vous orienter. Recommandation HAS, 2025.
Quels tissus sont touchés par une entorse ?
Les ligaments relient les os et participent à la stabilité de l’articulation. Une torsion peut les étirer excessivement ou provoquer une déchirure. L’entorse la plus fréquente touche le ligament latéral externe, sur le côté extérieur de la cheville, lorsque le pied tourne vers l’intérieur.
D’autres ligaments peuvent être atteints, notamment du côté interne ou entre le tibia et la fibula. La localisation de la douleur aide le professionnel à examiner la blessure ; elle ne permet pas de poser seul un diagnostic. Le mot « foulure » est souvent utilisé pour parler d’une entorse, sans préciser sa gravité.
Quels symptômes et quels degrés de gravité ?
Les signes habituels sont une douleur après la torsion, un gonflement, parfois un bleu, et une gêne à l’appui. On distingue généralement :
- Une entorse bénigne : le ligament est étiré, sans rupture.
- Une entorse moyenne : la déchirure ligamentaire est partielle.
- Une entorse grave : un ou plusieurs faisceaux sont complètement rompus.
Cette distinction repose sur un examen : la taille du bleu ou l’intensité de la douleur ne permettent pas, à elles seules, de classer votre blessure. Comprendre les lésions et symptômes avec l’Assurance Maladie.
Quand consulter et quels examens prévoir ?
Une déformation, un pied froid ou bleu, une perte de sensibilité ou une plaie importante nécessitent une évaluation urgente. Une impossibilité de prendre appui, une douleur très forte ou une aggravation justifient également un avis rapide. N’essayez pas de remettre l’articulation en place. Signes d’alerte décrits par le NHS.
Le professionnel examine les zones douloureuses, l’appui et les circonstances de l’accident. Une radiographie est indiquée si une fracture est suspectée ; l’IRM n’est pas un examen systématique d’une entorse récente. Un nouvel examen peut être utile lorsque le gonflement initial rend l’évaluation difficile. Le bilan d’une entorse de cheville.
Que se passe-t-il après le diagnostic ?
L’objectif est de retrouver une cheville utilisable au quotidien, puis capable de supporter vos activités. La disparition de la douleur n’est qu’un des repères : la mobilité, la force et la confiance à l’appui comptent aussi.
- Comprendre les premiers soins et le traitement : protection, soulagement et suivi.
- Découvrir la rééducation et les exercices : des étapes adaptées aux capacités de la cheville.
- Préparer la prévention des récidives : garder des habitudes utiles après la reprise.
Questions fréquentes
Peut-on marcher avec une entorse ?
Cela dépend de la blessure. Pouvoir faire quelques pas ne suffit pas à exclure une lésion nécessitant des soins. L’appui doit suivre les consignes reçues lors de l’évaluation.
Une cheville qui se tord souvent est-elle normale ?
Des épisodes répétés ou une sensation de dérobement méritent un bilan. Une instabilité persistante peut nécessiter une rééducation adaptée. Guide patient de la HAS.
Contenu informatif mis à jour le 11 octobre 2026 à partir des sources citées. Il ne remplace pas un examen ni des consignes de soins personnalisées.